LA BASTIDE DE BRETENOUX (Lot - 46)
11 févr. 2026
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La bastide de Bretenoux est située sur la rive gauche de la Cère. Dès le haut Moyen Âge, le cartulaire de Beaulieu mentionne l'existence d'un domaine agricole, la villa Bretenoro ainsi que des terres nommées Orlinda. |
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![]() SITUATION LOCALE |
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MAIRIE DE BRETENOUX
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Bretenoux
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P
ar l’octroi d’une charte de coutumes, dès 1277, les différents articles fixent les dispositions relatives aux libertés relevant du droit civil ou criminel, à la fixation d’impôts ou au droit d’élire des consuls pour gouverner la ville. Elle détermine également l’organisation du commerce. Dès l’origine, un marché est prévu les mardis et samedis, (il est toujours maintenu de nos jours) et des foires de trois jours chacune aux fêtes de l’Assomption et de Sainte-Catherine, sainte patronne de l’église. Protégée par les hauteurs du château qui présida à sa fondation, située à la rencontre de la vallée de
la Cère et d’une route reliant Figeac à Tulle, Bretenoux a bénéficié d’un site de plaine propice à un urbanisme régulier privilégiant le tracé orthogonal. Particulièrement bien conservé, le réseau s’organise autour des carreyrats (rues charretières qui joignent la place à l’extérieur), des carreyrous (ruelles d’environ 2 mètres réservées à la circulation piétonne) et des andrones (espaces entre deux habitations destinés à recevoir les eaux usées). La place des Consuls, destinée aux échanges commerciaux, n’occupe pas une position centrale. Autrefois bordée par la maison commune (ultérieurement transformée en chapelle des Pénitents Bleus puis démolie), elle
présente encore une belle suite de couverts. Elle a conservé un pavement de galets et l’ancien puits. Dans la bastide, de nombreuses maisons des XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles témoignent de la richesse passée. La bastide présente des vestiges de remparts et conserve la porte dite « de la Guierle », témoignages des fortifications.
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L'édification de l'église Sainte-Catherine doit être reliée à la fondation de la ville nouvelle de Villefranche d'Orlinde (aujourd'hui Bretenoux), par Guérin de Castelnau, peu avant 1277. L'église de la bastide a longtemps été une simple annexe de Notre-Dame de Félines (commune de Prudhomat), jusqu'à ce qu'elle soit élevée au rang d'église paroissiale, en remplacement de l'église mère, au 18ᵉ siècle. Bien que l'édifice soit souvent attribué à l'époque moderne, son analyse montre qu'il conserve d'importantes parties du Moyen Age, dont le chevet datable du dernier quart du 13e siècle, et donc contemporain de la fondation de la ville. Une première chapelle a été ajoutée au nord, sans doute au 14ᵉ siècle ou au tout début du 15e siècle, puis une deuxième au sud au cours du 15ᵉ siècle.
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Le château se dresse à l’extrémité d’un plateau rocheux formant un éperon grâce à la présence d’une faille naturelle. Dominant le pays dit des quatre rivières, il fut le siège d’une importante baronnie issue de l’aristocratie carolingienne quercynoise — la famille des Castelnau de Bretenoux — déjà en possession d’une résidence fortifiée dans les environs au 11ᵉ siècle. Au cours des 14ᵉ et 15ᵉ siècle, le château adopte sa configuration définitive. La famille de Clermont-Lodève qui a hérité de la baronnie en 1530, entreprend d’importants travaux d’embellissement de l’austère château au milieu du 17ᵉ siècle. Ce château est l’un des plus beaux exemples de l’architecture militaire du Moyen Âge.
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POUR LA LÉGENDE
Une petite nymphe avait permis à Cérès, la déesse des moissons, de retrouver sa fille emportée aux enfers par Pluton. Aussi, quand la nymphe se trouva menacée par Apollon, Cérès vola à son secours et la transforma en une rivière qu'en souvenir, on appela la Cère.
LA RIVIÈRE
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L'amont est une vallée glaciaire typique, en forme d’auge qui fait une entaille profonde de 350 mètres de dénivelé. Les sols riches et les faibles contraintes ont permis une mise en valeur agricole intégrale du fond de cette vallée. Les prairies de fauche y sont dominantes et la mécanisation est très développée. Ce fond est également marqué par l’habitat pavillonnaire, en pleine expansion, et les bâtiments artisanaux ou industriels. Les parties les plus...
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À la confluence des rivières Cère et Dordogne, la bastide de Bretenoux nous plonge dans une histoire riche qui remonte au IXe siècle. Mais c’est en 1277 qu’elle prend véritablement son essor : le baron Guérin de Castelnau y fonde une « ville neuve », alors baptisée Villefranche d’Orlinde.
Dès le départ, on confie son administration à quatre consuls élus par les habitants : un bel exemple d’organisation urbaine médiévale ! Son plan en damier, typique des bastides, s’articule autour d’une place de marché centrale, encore aujourd’hui le cœur battant du village.
Particulièrement bien conservé, le réseau de rues et de ruelles pavées de galets (qu’on appelait autrefois carreyras et carreyrous) invite à la flânerie. La bastide conserve plusieurs vestiges de ses anciennes fortifications, notamment la porte dite « de la Guierle », témoin remarquable de l’époque médiévale.
On y découvre aussi de nombreuses maisons datant des XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, dont les façades élégantes témoignent de la prospérité d’autrefois.
Sur la place, un seul côté de couverts (des galeries à arcades) a été conservé, mais l’ensemble reste très vivant. Les jours de marché, elle s’anime de couleurs, de parfums, de produits locaux et d’échanges conviviaux : un vrai moment de vie à ne pas manquer !
Recette d'aujourd'hui : PROFITEROLES DE FIGUES ET SAUCE SAFRAN
INGRÉDIENTS
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- 12 figues fraîches
- 2 badianes étoilées
- 200 g de sucre
- 2 dl d’eau
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PRÉPARATION
- Faire bouillir la crème liquide.
- Incorporer le safran, laisser infuser jusqu’à complet refroidissement
- Ajouter la crème anglaise. Réserver
- Faire bouillir l’eau, le sucre, la badiane afin d’obtenir un sirop.
- Laver les figues et les pocher quelques minutes dans le sirop. Égoutter et refroidir.
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