L'HISTOIRE DE POMPEI (Italie)
01 mars 2026
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Les origines de la cité sont mal connues. On suppose qu'elle fut fondée par une communauté locale issue des groupes osques qui occupèrent la région aux côtés des Grecs et des Étrusques. À la suite du mouvement de colonisation grecque de la côte tyrrhénienne au VIIIe – VIIe siècle av. J.-C. ; les Étrusques s'emparèrent ensuite vraisemblablement de la ville au VIe siècle av. J.-C., et y élevèrent sa première muraille en pierre de pappamonte vers 570 av. J.-C. Par la suite, Pompéi est très certainement conquise par les Samnites vers 425 av. J.-C., comme l'attestent les très nombreuses inscriptions en langue osque découvertes dans les fouilles de la ville. Elle tombe dans l'escarcelle romaine avec le reste du territoire samnite en 290 av. J.-C., sans pour autant devenir une cité romaine à proprement parler. Pompéi demeure une communauté oscophone et italique jusqu'au tournant de la Guerre sociale, au cours de laquelle elle est assiégée et prise par le général romain Lucius Cornélius Sylla, qui y fonde une colonie romaine en y installant près de 2 000 vétérans. La romanisation et surtout la latinisation de la cité s'accélèrent alors au détriment vraisemblable, dans les premiers temps, de la communauté samnite originelle. [Source Wikipédia]
En 79 apr. J.-C., les habitants de Pompéi et d’Herculanum vivaient paisiblement au pied du Vésuve.
Ils cultivaient leurs vignobles, faisaient commerce dans des rues animées, et profitaient du climat idéal de la baie.
Rien n’annonçait que la montagne, apparemment endormie depuis des siècles, allait bouleverser leur monde en une seule journée.
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MAIRIE DE POMPÉI
Piazza Bartolo Longo, 36
80045 Pompei (NA)
Italia
Tél. : 0818-57611
SITE WEB
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UN QUOTIDIEN LUMINEUX - Au Iᵉʳ siècle, la région était un véritable jardin.
Les sols volcaniques rendaient les terres exceptionnellement fertiles : vignes, oliviers, figuiers, légumes… tout poussait à merveille.
Les rues étaient pleines de vie :
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artisans à leurs ateliers,
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marchands criant leurs prix,
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enfants jouant près des fontaines,
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marchés débordants de fruits et d’amphores de vin.
Les maisons, parfois modestes, parfois somptueuses, étaient décorées de fresques éclatantes de couleurs.
Le Vésuve, couvert de végétation, était perçu comme une jolie montagne, et non comme une menace.
CE QUI RESTE DU VILLAGE DE POMPÉI DÉTRUIT PAR LE VÉSUVE
LORSQUE LE JOUR DEVIENT LA NUIT - Au début, ce n’était qu’un grondement lointain.
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Une pluie de poussière noire s’est mise à tomber, d’abord doucement, ensuite de plus en plus dense.
Parmi les habitants, un boulanger, Lucius, a tenté de fuir.
Il a attrapé quelques pièces, un foulard, et s’est élancé dans la rue avec des centaines d’autres.
Très vite, les toits se sont effondrés sous le poids des cendres.
Le jour s’est changé en nuit. Les pas glissaient dans une épaisse couche de poussière chaude.
Alors qu’il atteignait les portes de la ville, un souffle brûlant a déferlé derrière lui : une nuée ardente venait de frapper les quartiers qu’il venait de quitter.
Il n’a pas osé se retourner.
Lucius a marché des heures, dans l’obscurité et les secousses, jusqu’à rejoindre la baie où des milliers de survivants s’étaient déjà réfugiés.
Il a tout perdu… mais il a survécu, comme une partie de la population qui a réussi à fuir à temps.
Si l’ancienne ville romaine a subi de plein fouet la colère du Vésuve, elle n’est pas la seule. Les villes voisines d’Herculanum, Oplontis et Stabies ont également souffert de cet épisode et ne sont aujourd’hui plus que ruines.
***************« La nuée s'élançait dans l'air, sans qu'on pût distinguer à une si grande distance de quelle montagne elle sortait. » Il y a près de 2 000 ans, Pline Le Jeune faisait la première description historique de l’éruption, précédée par plusieurs jours de tremblements de terre, esquissant une nuée en forme de tronc allongé « avant de se déployer comme un rameau ».
***************Le ciel ne tarde alors pas à s’assombrir, obstrué par les matériaux volcaniques et la cendre qui s’échappent du volcan. « La mer semblait se renverser sur elle-même… », « une nuée noire et horrible, crevée par des feux qui s'élançaient en serpentant », « Je tourne la tête et j'aperçois derrière nous une épaisse fumée qui nous suivait, en se répandant sur la terre comme un torrent … ».
***************La description imagée de l’écrivain nous permet d’imaginer cette nuée, composée en réalité de gaz, de cendres et d’autres matériaux pyroclastiques qui investirent violemment tout ce qu’elle croise sur son chemin, et ce qu’ont pu ressentir les habitants embourbés dans ce chaos dont il est impossible de sortir vivant.
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L'insuffisant nombre de tombes d'époque Samnite découvertes dans le suburbio citadin pompéien, ne nous permet pas de connaître en détail la valeur que le rite funéraire avait à l'intérieur de la société pompéienne en époque Samnite. Une recherche plus approfondie permettra d'en publier les résultats dans quelque temps.
Divers types de tombes ou monuments se distinguent à Pompéi : du type carré ou rond, du type imposant, ou à la forme d'habitation, à forme d'autel soulevé, à la forme d'exèdre, à la forme de siège semi-circulaire dit schola.
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Situées le long des voies d'accès de la ville, les tombes monumentales d'âge romain illustrent le type de monument funéraire répandu entre la période républicaine et les premiers de la période impérial. À la période plus d'antique, appartiennent les tombes à podium, surmontées de décorations à relief, et à forme de petit Temple rond. Autres modèles, plus récents ont été retrouvés uniquement sur le site de Pompéi, sont des sépultures publiques construites dans l'espace interne du "pomerium" pour délibération du Sénat local (ex decurionum), constitué d'un siège semi-circulaire en tuf décoré, appelé « scholae », posées dans quelques aires sacrées de la ville (Forum Triangulaire). Le choix de cette forme, à laquelle parfois, on ajoute une colonne funéraire, tend à mettre en évidence l'importance publique du défunt, en général un haut magistrat local ou sacerdotesse publiques de Venus ou de Cerere. Plutôt rares sont par contre les tombes à tambour sur podium, dont on connaît deux exemples dans les nécropoles de Porte Nocera et la Porte Herculanum.
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Un article très complet est consacré la nécropole, cliquez sur le bouton de droite.
Si la théorie liée au marché tient, cela signifie certainement qu’une partie hétérogène de la population a sûrement réussi à s’en sortir, et non seulement les riches propriétaires capables de mobiliser des moyens et de l’argent rapidement pour fuir. Pour Steven L. Tuck, au moins 172 personnes dont on pourrait retrouver le nom se sont échappées de Pompéi et d’Herculanum, probablement celles qui vivaient en périphérie des villes et qui ont pu s’enfuir vite.
Selon toute vraisemblance, si des hommes et des femmes ont réussi à échapper à la catastrophe, ils ne sont assurément pas allés s’installer très loin : peut-être sur les côtes de Campanie, entre Naples et Cumes. Ces relocalisations n’auraient pas été organisées par l’Empire romain – où il en existerait des traces claires. Pour valider cette théorie, il faudrait faire des études poussées sur les mouvements migratoires de l’époque.
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Voici le résultat. Les moulages montrent deux individus vraisemblablement morts côte à côte, tué par le nuage volcanique dévastateur libéré par le Vésuve.
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Les victimes étaient piégées dans une couche de cendres d'au moins deux mètres d'épaisseur. Comme la plupart des habitants de Pompéi, ces hommes ont sans doute été tués par le nuage pyroclastique échappé du Vésuve, bien plus meurtrier que le premier. Il a certainement envahi les pièces et les couloirs de la villa, engloutissant les hommes et les enterrant sous les cendres. Des fragments trouvés à côté d'eux indiquent également l'effondrement de murs.
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Les photos de cet article ont été tirées du Net.
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UNE TOMBE
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