RANDONNEE A SAINT-NIZIER-du-MOUCHEROTTE (Isère - 38)
13 mai 2014
SAINT-NIZIER-DU-MOUCHEROTTE - UNE RANDONNEE PLAISIR
Durant l'antiquité, un peuple gaulois, très certainement d'origine celtique, les vertamocores, dépendant du peuple des voconces, s'installe dans les secteurs les plus accessibles du massif du Vercors.
C'est en se référant au nom de ce peuple que les géographes modernes (dont Raoul Blanchard) attribueront, plus tard, le nom de Vercors à l'ensemble de la région montagneuse qui entoure Villard-de-Lans et son canton, alors que ce nom était, à l'origine, limité au secteur drômois de La Chapelle-en-Vercors et de Saint-Agnan-en-Vercors. Le secteur des « Quatre montagnes », terme d'origine médiéval et conservé (généralement dans un but touristique) jusqu'à ce jour, correspond exactement au territoire de l'ancien canton de Villard-de-Lans, disparu en 2015.
Bien que situé à la limite du territoire des Allobroges, la tribu des vertacomores ne semble, cependant, n'avoir jamais été dépendant, voire soumis à cette grande tribu gauloise dont le domaine a toujours été situé au-delà de l'Isère.
Aucune trace d'une installation durable de ces peuples gaulois ne semble avoir été découverte par les archéologues, jusqu'à présent dans le secteur proprement dit des « Quatre montagnes » dont celui de Saint-Nizier. En ce qui concerne la présence romaine et gallo-romaine, il est archéologiquement attesté que des sites romains furent assez nombreux en périphérie du Vercors et sur les hauts plateaux, mais sans laisser, là non plus, de traces importantes, ni même visibles à Saint-Nizier ni même sur cette partie du plateau, à l'exception notable de quelques tuiles romaines (tegulae) découvertes sur le site de la grotte Vallier.
Il était une fois, il y a bien longtemps, 3 jeunes filles très belles et surtout très coquettes. Dans ce petit hameau du Vercors, leurs manières surprenaient les habitants qui avaient beaucoup de mal à survivre sur cette terre aride, et froide en hiver.
Pendant que tout le monde s'affairait aux champs, nos 3 damoiselles se promenaient dans les près.
- "Ho, regardez les filles, comme ces fleurs feraient un joli bouquet", - "Et avec celles ci, je ferai une tresse dans mes longs cheveux", - "Ho, regardez, le marchant ambulant de tissus monte la cote", - "Oui, allons voir les nouvelles coloris dans sa moche carriole". Et dans cette grande insouciance, elles se promenaient sans faire attention aux dangers de ce monde médiéval. Un après-midi, elles partirent loin du village et...
C'est ici devant l'un des plus beaux panoramas des Alpes à l'aplomb de Grenoble que 250 maquisards ont tenu tête aux assauts allemands le 13 juin 1944.Tombes de Jean Prévost et de nombreux héros du Vercors dont celle d'Eugène Chavant,chef civil du maquis.Les maquisards ils furent débordés le 15 juin lorsque l'ennemi revint avec plus d'un millier d'hommes.Leur résistance héroïque dirigée notamment par l'écrivain Jean Prévost (Capîtaine Goderville), le général Costa de Beauregard, le Capitaine Brissac et les lieutenants Chabal et Bouchier-Veyrat, constitue l'une des plus belles pages de gloire de la Résistance Française.Les tombes de Jean Prévost, mort en août 44, et de nombreux héros du Vercors, dont celle d'Eugène Chavant,chef civil du maquis, sont réunis dans ce cimetière national qui occupe l'emplacement exact où les maquisards ont exercé la plus vive résistance à l'ennemi les 13 et 15 juin 1944.

L'église et le cimetière de Saint-Nizier-du-Moucherotte
Face au centre de vacances "Le Moucherotte" à Saint-Nizier, prendre le GR9 qui passe derrière l'hôtel, à sa droite.
Traversez les champs en direction d'un bois et au premier croisement laisser le chemin de droite et se diriger à gauche. 100 mètres après un premier lacet à gauche puis un deuxième à droite.
A 100 mètres après le deuxième lacet, le chemin se sépare de nouveau en deux avec le vide en face de vous. Continuer tout droit, abandonner le chemin de droite pour descendre dans la vallée. Attention, les jeunes enfants doivent être surveillés car le chemin est pierreux et très étroit, ne pas oublier que vous êtes en bordure du vide.
Arriver en bas à la sortie du bois, le long d'une prairie bordée par une rivière "le Furon". Prendre le chemin qui serpente sur la gauche et remonter dans le village de "Les Jaux" entre les maisons après avoir traversé la rivière par le pont.
Tourner à droite le long de la route départementale n° 531. Suivre le balisage et prendre à 200 mètres environ sur la droite le petit chemin qui descend sur la retenue d'eau. Passer sur le barrage et suivre, à partir de cet instant, le balisage vert.
Passer sur le barrage et remprunter le chemin à droite qui monte dans la montagne environ 50 mètres avant l'entrée du village de Batardière. Passer au dessus des propriétés, et continuer l'ascenssion dans la montagne. Attention certains passages sont difficiles.
Continuer ce chemin jusqu'à retrouver les champs situés à proximité du point d'arrivée et que vous avez traversés au départ de la randonnée. Le parcours
Balisage : Blanc-rouge et vert
Longueur : 4,800 Km
Temps : 2 h 30 env.
Difficulté : Moyen
Cartes IGN : 3235 OT
Pensez à vous en munir


Saint-Nizier était évêque de Vienne et fut l’un des principaux artisans de la christianisation du Dauphiné au Vème siècle.
L’existence de la paroisse remonte au XIème siècle et seul subsiste de cette lointaine époque, le vieux clocher d’une belle chapelle de montagne, aux pignons protégés de lauzes comme les maisons du pays.
Le mandement de Sassenage était divisé au Moyen-âge en deux parties : d’un côté la plaine, avec les paroisses de Fontaine, Sassenage et Engins, de l’autre celles de Lans, Villard-de-Lans, Autrans et Méaudre.
Le terme de « Pays des quatre montagnes », couramment employé aujourd’hui est donc une abréviation pour les quatre paroisses des montagnes de Sassenage. Il désignait à l’époque cette deuxième partie du territoire plus montagneuse et difficile d’accès que les seigneurs de Sassenage avaient du mal à inféoder. 






